Ma Life

Girls support Girls !

Ça fait un bail que je n’ai rien écrit ici, j’en suis navrée (non, en fait pas tellement) car j’ai une bonne raison, hé oui, enfin, j’ai trouvé du travail. Donc forcément plus le temps de déblatérer par ici.

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de féminisme. Enfin, rassurez-vous, je ne vais pas rentrer dans des débats et idées pompeuses, simplement d’une discussion qui m’a fait réaliser quelque chose.

On était en pause clope avec Mama et Roro, on papotait de tout et de rien, jusqu’à ce qu’on se mette à parler de l’insécurité que, nous les filles, on vit au quotidien, dans la rue, les transports en commun, dans les bars…Partout.

Avec Mama, on disait à Roro ce qu’on avait vécu en tant que fille, elle qui se fait suivre et tirer par le bras dans la rue, moi qui me fais mettre une main au cul par inconnu…

On expliquait qu’on faisait attention en rentrant tard le soir, qu’on ne prenait pas telle ou telle ligne de métro, qu’on ne portait rien de trop aguicheur, qu’on préférait l’indifférence face à un « Salope, je te baise ! » plutôt que de se défendre et risqué de se faire agresser physiquement.

Et Roro a semblé effaré, il était choqué que tout ça nous soit arrivé. Comme si ce genre de chose n’arrivait qu’aux autres, ceux qui sont loin…

Il a compati, mais a aussi marqué un bon point : en tant que garçon, il nous disait ne pas savoir où était la limite, est-ce qu’à un moment donné, ils franchissent la ligne jaune sans même savoir que c’est la limite ?

Alors que faut-il faire ? Un guide du bon comportement envers les femmes ? Ou bien commencé dès l’enfance en inculquant à nos gosses à se respecter mutuellement qu’ils aient un zizi ou une nénette…

Je ne sais pas…

Mais je vous avoue que depuis un peu plus d’un an, voir toutes ses femmes être solidaires, se rebiffer et oser l’ouvrir quand elles sont resté trop longtemps silencieuses, ça fait du bien.

Je me suis toujours considéré comme féministe. Pas dans le sens, je hais les hommes et je les rabaisse. Dans le sens, ce n’est pas parce que j’ai des seins que je dois faire la vaisselle.

Je viens d’une famille latino, et je me souviens encore de péter un câble face à mon père et mon frère qui mettait les pieds sous la table en attendant qu’on les serve. Je trouvais ça simplement ahurissant. Encore aujourd’hui, même si les mentalités évoluent doucement, il m’arrive de me prendre la tête avec un macho qui pense que les femmes doivent rester à la maison pour élever les enfants.

Ce qu’on veut, c’est du respect et de l’égalité. C’est pourtant pas très compliqué.

Pourvu que dans quelques années, nos filles n’aient pas à se soucier de leur tenue ou de l’heure où elles rentrent, comme nous on le fait. Ça, ce serait du progrès !

D’ici là, continuons de militer et de gueuler à qui veut l’entendre que c’est notre corps, notre vie et que quand on dit NON, c’est NON !

 

Si vous ne le connaissez pas encore, allez faire un tour sur le Tumblr Paye Ta Shnek qui regroupe des témoignages de filles victimes de harcèlement de rue.

OU… Regardez ce Ted Talk surprenant, celui de Thordis et Tom, la victime et son violeur, qui expliquent comment ils ont tous les deux surmonté cette épreuve et su pardonner.

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